j’ai testé : l’atelier de saponification à froid

Cela fait quelques années que je lis regarde et m’informe sur faire des savons en utilisant la méthode de saponification à froid, sans pour autant franchir le pas. Pour une seule raison : la manipulation de la soude caustique qui nécessite certaines précautions. Je connaissais la théorie, calculer la quantité de soude avec et sans calculateur, quels beurres et huiles utiliser pour un savon dur, moussant, blanc, transparent bref, j’ai fini par m’inscrire à l’atelier que proposait aromazone : les clés de la formulation, la saponification à froid.

 

DÉCOUVERTE DE L’ATELIER
On est six, encadrés par deux personnes dans une petite salle du quartier latin à Paris. Nous nous installons autour d’une table sur laquelle on trouve pour chaque personne un moule à savon, des gants, blouse, lunettes de protection, bécher balance de précision récipients, pipettes. Et au centre de la table, un large choix de beurres et huiles végétales, macérats  huiles essentielles, fragrances, colorants naturels…
L’atelier dure trois heures (coûte 49 euros), l’idée est que chaque personne fasse son savon, choisisse une partie de ses ingrédients et fasse la manipulation. 

PREMIÈRE PARTIE DE L’ATELIER
Une des animatrice explique la théorie, comment se fait un savon, comment les huiles et la soude diluée se transforment en glycérine (savon), aborde les propriétés de certaines huiles et beurres végétaux, leur effets pour la réalisation d’un savon. Puis les règles d’hygiène et les précautions d’utilisation de la soude. On nous distribue ensuite une fiche avec le descriptif de certains ingrédients, les éléments à savoir pour réussir son savon et un exemple de recette. Nous suivons au cour de l’atelier la même recette de base (huiles et beurres imposés qui mélangés à la soude donneront un savon) mais sommes libres de choisir les ingrédients à ajouter lors du surgraissage additionnel au moment de la trace (le surgraissage permet d’obtenir un savon surgras, doux pour la peau, ce sont des huiles que l’on rajoute au moment de la trace et qui garderont leur propriétés car quasiment non saponifiées). Ces huiles apportent au savon ses propriétés pour la peau, elles peuvent être mélangées à des huiles essentielles, actifs, fragrances, autres ingrédients et colorants.

DEUXIÈME PARTIE DE L’ATELIER
C’est le moment de la pratique, chacun choisit ses ingrédients et réalise son savon dans une ambiance conviviale. La pratique est le meilleur moment, l’un après l’autre on réalise son savon, c’est bien de voir comment chacun s’y prend, les différences de textures de la pâte à savon selon les ingrédients choisis mais aussi la rapidité d’exécution. Chacun coule son savon dans le moule, c’est un moment d’échange où chacun fait part de ses impressions. Puis on nettoie le matériel en prenant garde de ne pas toucher la pâte à savon peau nue. On nous explique les quatre semaines de cure nécessaires avant l’utilisation du savon (pour que la réaction de la saponification soit terminée). Enfin une explication du calculateur, permettant de savoir la quantité de soude nécessaire en fonction de la quantité des huiles choisies. Une initiation sur comment bien formuler son savon pour qu’il mousse en ayant une bonne texture et surtout être capable de créer soi-même ses recettes.


MON AVIS SUR CETTE EXPÉRIENCE
Je pense que cet atelier est bien pour une première expérience, une découverte sur la saponification à froid. Par contre le calcul de la soude aurait dû être expliqué avant la réalisation du savon de manière plus précise. Si l’idée est de pouvoir créer des savons chez-soi, cet élément aurait dû être mieux expliqué. Au cours de l’atelier nous avons utilisé la lessive de soude (soude diluée dans l’eau que l’on peut trouver dans les magasins de bricolage).

Le fait d’utiliser la lessive de soude déjà prête limite les risques de projection de la soude. En effet quand on fait sa lessive de soude, on verse la soude solide dans l’eau, cette manipulation crée des vapeurs toxiques et la réaction soude dans l’eau bouille, d’où des risques de projection. Mais faire sa lessive permet de donner certaines propriétés au savon. J’espérais apprendre à faire la lessive de soude au cours de l’atelier, ce qui n’a pas été le cas. C’est pourtant cette manipulation délicate que je souhaitais faire dans un lieu encadré. Il faut vraiment voir cet atelier comme une initiation, je vous conseille vraiment de vous renseigner sur la saponification à froid avant d’y participer. Les personnes qui encadrent ne sont pas savonniers de métier et ne savent pas répondre à toutes les questions des participants.

Cet atelier convient à une personne qui veut découvrir simplement la saponification à froid. C’est une expérience agréable mais je conseille à ceux qui connaissent un peu le sujet de faire un stage plus complet auprès de personnes qui maîtrisent bien le sujet. Trois heures c’est court et pour le temps passé sur place beaucoup d’aspects de la saponification sont abordés. Je suis contente d’y avoir participé je pense que cela donne la confiance nécessaire pour manipuler la soude en toute sécurité.

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